| LES CRÉCERELLES ET L’AGRICULTURE
Après avoir été elles-mêmes considérées comme nuisibles, les Crécerelles font partie des oiseaux de proie qui collaborent de plus en plus avec les producteurs agricoles du pays dans une approche naturelle, biologique du contrôle des animaux nuisibles. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Le contrôle des animaux nuisibles a longtemps constitué un dilemme pour l’agriculture, autant pour les petits exploitants que pour les corporations nationales. La bataille contre un nombre grandissant d’insectes, de rongeurs ou d’oiseaux indésirables leur a coûté du temps, de la productivité et des revenus. Bien que nocives pour les cultures, plusieurs espèces nuisibles sont protégées par des lois fédérales, et l’usage des pesticides s’est avéré dommageable pour nombre d’espèces indigènes non visées, dont les Crécerelles d’Amérique. Comme de nombreuses autres espèces indigènes, elles ont été victimes des pesticides.Cela, combiné avec la transformation d’aires de chasse en zones industrielles ou résidentielles, a conduit à une baisse de la population de ce petit faucon. Les crécerelles ont tendance à nicher dans les creux des arbres morts, dans les aires ouvertes, herbeuses ou arbustives caractéristiques des terres agricoles. Elles en sont venu à compter fortement sur ces aires pour se nourrir, cherchant les insectes et les petits rongeurs qui sont quelquefois déterrés par les labours des fermiers. En 1998, alors que de plus en plus de prairies étaient remplacées par des zones de développement urbain, les crécerelles ont été ajoutées à la liste des espèces à statut précaire. D’importants changements étaient nécessaires pour éloigner les crécerelles d’une situation encore plus dangereuse. Ces changements sont venus sous la forme de programmes gouvernementaux, créés et mis en application dans les années 1990, pour encourager les propriétaires terriens à s’impliquer dans la sauvegarde des espèces menacées par des options de conservation qui développerait leur habitat. L’ensemencement de zones avec des plantes indigènes, la restauration des milieux humides, la mise en place de clôture et un meilleur contrôle des broussailles ne sont que quelques-uns des plans mis en place pour encourager le développement durable des terres. Les crécerelles, comme la majorité des animaux sauvages vivant sur des propriétés privées, dépendent de l’implication des fermiers et des forestiers dans de tels projets de conservation pour se procurer de la nourriture, de l’eau et un abri. Cela et d’autres méthodes modernes d’agriculture, non seulement permettent aux fermiers de produire plus de cultures sur moins de terres, mais laissent aussi plus d’espaces ouverts pour la faune sauvage. Dans le cas des crécerelles. Le simple fait de poser des nichoirs artificiels a permis l’augmentation de la population, entraînant une plus forte prédation sur les insectes et autres animaux nuisibles, dont le nombre a chuté de 50 %, ce qui a permis la troisième meilleure croissance des cultures. Quand les humains travaillent avec, plutôt que contre, les espèces non visées avec lesquelles nous partageons les terres, les bénéfices sont évidents des deux côtés.
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